Spécialisation Bâtiment à Energie Positive
Le contexte général
Le contexte général de la thématique « bâtiment à Énergie positive » est marqué par la double problématique :
- des réserves énergétiques fossiles, entraînant un accroissement continu du coût de l’énergie,
- de l’environnement, avec une attention de plus en plus marquée aux sources d’émission de gaz à effet de serre.
Ces deux aspects imposent une démarche constante d’accroissement de l’efficacité énergétique et de rationalisation dans l’utilisation des énergies fossiles dans tous les secteurs.
Le Bâtiment est, comme le met en exergue l’avis consensuel et quasi unanime des experts, l’un des premiers postes sur lesquels agir. Les quelques chiffres présentés ci-dessous en attestent :
- Le parc de logement existant est de 2,3 milliards de m2 pour le résidentiel et de 0,86 milliard pour le tertiaire [1],
- La consommation énergétique moyenne actuelle du parc est évaluée à 250-260 kWhep/m2.an [1] ce qui correspond, pour l’ensemble du parc, à environ 46 % de la consommation énergétique totale et 25 % des émissions de gaz à effet de serre [2],
- L’objectif d’amélioration d’un « facteur 4 » permettrait d’atteindre une consommation énergétique moyenne de 50 à 60 kWhep/m2.an à l’horizon 2050 [1],
- D’un point de vue économique, cet objectif correspondrait à un investissement d’environ 600 milliards d’euros et à la création de 100 000 emplois dont 9 000 cadres soit environ 225 cadres thermiciens /an [1],
- Les conclusions mises en avant par le Grenelle de l’environnement préconisent la mise en place d’un chantier de rénovation énergétique des bâtiments existants pour réduire la consommation de 20 % dans le bâtiment tertiaire et 12 % dans le bâtiment résidentiel en 5 ans et de plus d’un tiers en 2020 [3] ,
- De plus, une préconisation issue du Grenelle de l’environnement porte sur un programme de rupture technologique dans le bâtiment neuf afin de généraliser en 2020 les bâtiments à énergie positive et avoir, dans 5 ans, au moins 1/3 des bâtiments neufs à basse consommation ou à énergie positive [4],
- La pyramide des âges des cadres du secteur du bâtiment montre une population pour laquelle 40 % des actifs ont plus de 50 ans [4].
L’ensemble de ces chiffres montrent clairement les besoins considérables en matière de formation pour, d’une part, par la formation continue, donner aux cadres du secteur les éléments nécessaires à la transformation de la profession afin de répondre à ces nouveaux objectifs et d’autre part, par la formation d’ingénieurs, de fournir les nouveaux cadres du secteur « énergétique du bâtiment » en pleine expansion.
En prenant en compte ses différents points, le département Energétique Industrielle a complété En 2009 la formation proposée aux étudiants en ouvrant une spécialisation d’option dédiée au « Bâtiment à Energie Positive ».
En 2010, l’effectif d’étudiants suivant cette formation à doublé en accueillant notamment des élèves de l’Ecole des Mines d’Albi et de l’option Génie Civil.

Plaquette de la Spécialisation d'option
Contact
Bernard Baudoin, 03 27 71 23 91, bernard.baudoin@mines-douai.fr
Références :
[1] Rapport Pelletier sur l'Amélioration énergétique du parc de Logements existant, http://www.guidedesdemarches.com/DOCS/Ameliorationenergetique.pdf
[2] Programme de recherche et d’expérimentation sur l’Énergie dans le bâtiment, http://www.prebat.net/
[3] Le Grenelle de l’environnement : http://www.legrenelle-environnement.fr/IMG/pdf/SyntheseG1.pdf
[4] Cadres du bâtiment et des travaux publics : http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/2002_B7.pdf







